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The Secret Sound Studio, USA, 1972
Michael Brecker (trompette), Randy Brecker (trompette), Rick Derringer (guitare), Mark Klingman (claviers), M. Frog Labat (synthétiseur), Barry Rogers (trrombone), Todd Rundgren (guitare, chant), David Sanborn (saxophone), Ralph Schuckett (basse), John Siegler (basse, violoncelle), John Siomos (batterie)
Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité
Attention, génie ! J'insiste. Todd Rundgren est un grand bonhomme. Un tout grand. Un mec avec un talent fou, et d'une clairvoyance rare dans le business de la musique. Avec une carrière en dents de scie toujours guidée par l'impératif du moment, ce touche à tout surdoué a vraiment connu sa période de gloire au début des années soixante-dix. Il ne recollera plus jamais avec ce succès, et de toute façon, il n'y tient plus, partagé entre son rôle de producteur et d'expérimentateur en nouvelle téchnologie, ceci même s'il faut signaler que, pour la première fois depuis longtemps, il vient de publier un nouveau disque (pas fameux) au printemps 2004. Mais remontons le cours du temps un instant et revenons en 1973, année de parution de "A Wizard A True Star", un disque d'exception. Un monument de disque pop où Rundgren semble avoir atteint les limites de la sophistication en terme d'arrangements et de production studio. Dans son édition d'origine, la face A, bien que consituée d'une douzaine de titres, avait tout d'une longue suite, les morceaux enchaînés les uns aux autres, dans un esprit de délire constant. Tour à tour grivois, impulsif, émotif, cynique ou colérique, Todd passe par tous les états d'âmes du genre humain dans un parfait enchaînement de crise schizoïde qui pourrait servir d'étude à tout aspirant psychanalyste. Todd est un magicien. Mais Todd a du talent. Il veut, il peut être roi d'un monde aux mille couleurs où toutes les collisions les plus improbables se transforment en un feu d'artifice qui semble ne jamais pouvoir s'arrêter. Une étoile, oui, qui éclairera encore longtemps nos nuits. Aussi imaginatif et virtuose que Zappa ("Dogfight Giggle"), aussi mélodiquement imparable que la paire Lennon/McCartney ("I Don't Want to Tie You Down"), aussi puissant et convainquant que purent l'être les Who à la fin des années soixante ("Is It My Name ?), avec "A Wizard A True Star", Todd Rundgren réalise bien plus qu'un disque ; il concrétise un rêve. Un rêve éveillé. Un rêve de disque pop intelligent et sensible. Un chef d'oeuvre inégalé. Inégalable et éternel dont le "California" de Mr.Bungle convoite jalousement la place. (dimanche 15 août 2004)
note
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Ce serait bien continuer la discographie de TR, surtout qu'il y a des choses trés intéressantes sorties dernièrement (State ou encore Liars de 2004)
je l'écoute quasiment plus, tout en lui reconnaissant ses 6 boules. Cette profusion d'aigus me refroidit depuis un moment.
Ce mec est génie.
(Bon, et v'là qu'aujourd'hui le medley passe tout seule aussi... Cool Jerk envoie de bien chouettes étincelles. A la rigueur, ce sont les deux qui entourent ledit qui me cause un poil - tout petit poil - moins, ce coup. En fait, c'est toujours sur la deuxième partie du disque - quand toute fois ça arrive tout court - que mon attention se relâche parfois d'un poil. pas que les chansons soient moins bonnes, d'ailleurs, simplement parce qu'elles ne s'enchaînent pas imparablement sans qu'on ait le temps de reprendre notre souffle comme sur ce qui va des Feel International à Internacional... Et là, oh ! Argh ! L'intro d'Is it my name, bon dieu ! Et ces guitares, tout le long...).
Bon... Ce truc est décidément une merveille. Wonder, wondering, ouais : je me demande aussi comment il fait pour me plaire autant, avec son côté comédie musicale - j'exècre le genre, d'habitude, presque tout le temps. Enfin, si, sans doute cette folie qui part dans tous les sens question colorimétrie, éclaboussant des constructions tout à fait insensées et complètement évidentes, l'enchainement incroyable de compos le plus souvent tellement brèves mais tellement pleines à déborder, à craquer... Petite (ou un tout petit peu plus grosse) réserve - je ne suis apparemment pas le seul - de mon côté sur le medley soul-funk mais le reste... "Voilà" ! (Tout le cycle qui va d'un "Feel" à l'autre, spécialement... Quelle foutue suite ! ... Et je n'arrive jamais à écouter seulement une fois Zen Archer, non-plus. En général je sors le disque pour m'envoyer celle-là... Et puis je repars depuis le début pour plus jamais appuyer sur pause).