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Third Ear Band › Music from Macbeth

  • 1972 - Harvest, TOCP-65788 (1 cd)

16 titres - 43:42 min

  • 1/ Overture (4:19) - 2/ The Beach (1:54) - 3/ Lady Macbeth (1:47) - 4/ Inverness : Macbeth's Return/The Preparation/Fanfare/Duncan's Arrival (4:59) - 5/ The Banquet (1:21) - 6/ Dagger and Death (2:49) - 7/ At the Well/The Princes' Escape/Coronation/Come Sealing Night (2:19) - 8/ Court Dance (3:15) - 9/ Fleance (4:02) - 10/ Grooms' Dance (4:20) - 11/ Bear Baiting (1:10) - 12/ Ambush/Banquo's Ghost (2:27) - 13/ Going to Bed/Blind Man's Buff/Requiescant/Sere and Yellow Leaf (3:04) - 14/ The Cauldron (2:47) - 15/ Prophesies (1:44) - 16/ Wicca Way (1:26)

enregistrement

Air Studios, Londres, Angleterre, 1971

line up

Paul Buckmaster (violoncelle, basse), Glen Sweeney (percussions), Paul Minns (clarinette, hautbois, enregistreur), Simon House (violon, VCS3), Denim Bridges (guitare)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles principaux
progressif
ovni inclassable
folk
musique de film
Styles personnels
psychédélique>avant garde

Dès les premières secondes de ce nouveau disque, la noirceur relative (tout au plus parlerons nous d'un sentiment d'inquiétude tenace) qui charpentait les huit titres de leur premier essai, "Alchemy", retrouve ici une place de premier choix après l'aventure sensorielle du second album du Third Ear Band. A projet inhabituel, format inhabituel ; voici que les hommes de Sweeney se voient chargés de l'illustration musicale du film de Roman Polanski, "Macbeth". Ce sera le dernier témoignage discographique du groupe avant très longtemps (1988 pour être précis), permettant ainsi d'écrire le dernier chapitre d'une trilogie aussi intrigante que lumineusement blême. Pourtant, à part Mins et Sweeney, toute la formule du Third Ear Band a été reconduite. Violon et violoncelle sont toujours présents (grâce aux talents de Simon House et Paul Buckmaster), mais l'environnement sonore va s'enrichir de nouveaux instruments tels que le synthétiseur (fort discret et à dire vrai uniquement réquisitionné pour quelques effets bien placés), mais aussi la basse et la guitare. La mise en perspective des musiques de chambre aux parentés progressives n'est donc plus affaire de supputations ; sur "Overture" par exemple, les stridences des guitares et la profondeur des basses portent à croire qu'ils ne dépareilleraient pas sur la face improvisée du mythique "Unrest" d'Henry Cow. En bien des endroits, c'est presque du pré-Univers Zéro période "Hérésie" que l'on entend. Et à bien y tendre l'oreille, Art Zoyd n'est en définitive pas loin lui non plus. Excepté "Fleance", illuminé par une voix féminine non créditée, les autres plages de "Macbeth" dépeignent souvent avec justesse toute l'aridité et le romantisme morbide de l'oeuvre Shakespearienne ici traîtée, l'album devenant plus que jamais une affaire expérimentale dans ses dix dernières minutes, à partir de "Ambush" et ce jusqu'à sa conclusion. Les fétichistes transis de la pire espèce seront sans doute surpris d'apprendre que la pochette est signée de la main de Roger Dean, "Monsieur Yes". (jeudi 8 avril 2004)

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mangetout › vendredi 2 janvier 2009 - 13:57  message privé !

Dire que cette chose, comme ses deux sœurs qui l'ont précédé, fut précurseur est une évidence qui saute aux oreilles et comme le dit si bien Proggy, on entend ici l'univers qui structurera ceux d'Art Zoyd ou d'Univers Zéro. Ces marais nimbés de brouillard, ce passé qui ressurgit et apparait furieusement moderne, cet apprivoisement des gestes et postures des musiques de chambre autant que des éléments d'un hypothétique folklore dont la situation géographique, toujours plus à l'est, reste des plus flous, tout cela avec une justesse et un a propos jamais pris en faute, fait de ce groupe et de ce disque en particulier une œuvre à part dans la musique moderne européenne, un de ceux qui remis sous les feux de l'actualité sa longue et riche histoire.

corbak › mercredi 28 mars 2007 - 17:41  message privé !
excellent disque, durée de vie un peu coutre peut être...