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Sussan Deyhim / Richard Horowitz › Desert equations

8 titres - 41:17 min

  • 1/ Ishtar (4:05)
  • 2/ Got Away (4:37)
  • 3/ I'm a Man (5:28)
  • 4/ Tear (2:51)
  • 5/ Azax Attra (7:26)
  • 6/ Jum Jum (4:55)
  • 7/ Armour (4:57)
  • 8/ Desert Equations [for Brion Gysin] (6:54)

enregistrement

Studios : Fairlight, Fragile Music , Noise, Sound Space, New York City, USA / Daylight Studios, Bruxelles, Belgique, 1981-1986

line up

Sussan Deyhim (chants), Richard Horowitz (synthétiseur, emulateur, prophet, DX7, fairlight, programmation CMI, flûte ney, darbouka), Steve Shehan (bali gongs, congas, percussions), Vincent Kenis (basse), Drem Bruinsma (emulateur, programmation), Jennifer Smith (chant), Robert Harrison (chant), Geordie Gillespie (chant), Barne Keel (fairlight, programmation CMI), Ben Mandelson (bouzouki fantôme)

chronique

Styles principaux
world music
ovni inclassable
Styles personnels
fusion

En 2003, Crammed Discs, le label de l'ancien Aksak Maboul, Marc Hollander, se faisait un petit plaisir en rééditant une douzaine de titres choisis parmi le catalogue généreusement hétéroclyte qu'il s'est constitué au fil des années. Parmi ceux-ci, quelques inédits de grande classe (je pense à la première parution sur support cd du tout premier Aksak Maboul ou des déjantés Honeymoon Killers), mais aussi des confirmations puisque, malgré la presque confidentialité du label, celui-ci peut s'enorgueillir d'avoir été parmi un des premiers, dans les années'80, à ouvrir la voie aux musiques actuelles où électronique et musique du monde croisent leurs feux pour le plus grand bonheur des oreilles en quête de dépaysement total. "Desert Equations" fait partie de ces splendides réussites, généré par une toute aussi splendide rencontre ; celle du compositeur Richard Horowitz et de la danseuse iranienne Sussan Deyhim qui s'essaye, avec fracas, au chant. Capable de se fondre dans le murmure d'une tempête de sable, capable aussi d'aller au bout d'elle-même ("I'm a Man"), dans un style qui n'est pas sans rappeler Diamanda Galas, "Desert Equations" est parcouru d'un frisson de longue haleine qui ne rechigne jamais à se jetter, tête la première, dans l'expérimentation ("Tear"). Cet album qui se verra affublé d'une suite laborieuse quelques années plus tard possède la fraîcheur que "Majoun" n'aura pas, en dépît - ou à cause justement - de moyens considérables et d'invités prestigieux. Ici, bien au contraire, en commité réduit, nos compères réussissent l'exploit de se frayer un chemin au travers des colonnes de dune toujours menaçantes qui se dressent devant eux. Loin d'être leur parent pauvre, cet album de 1987 a tout les atouts en main pour constituer le chaînon manquant entre deux autres albums aussi mythiques qu'inquiétants ; "My Life in the Bush of Ghosts" de Brian Eno & David Byrne ("Ishtar"), et la musique de "La Dernière Tentation du Christ" de Martin Scorcese, "Passion", de Peter Gabriel (la plage titre, "Desert Equations"). (lundi 2 février 2004)

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