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1-8 : produit par «Mad» Horst Müller ; coproduit par Warrior et Ain. Enregistré et mixé par Horst Müller au studio Caet, Berlin, du 8 au 15 octiobre 1984. / 9-12 : Produit par Warrior et Rick «Lights», coproduit par Ain. Enregistré et mixé par Thomas Süsstrunk au studio Line In, Zurich, du 8 au 12 avril 1985.
1-8 : Thomas Gabriel Warrior (voix, guitares, effets spéciaux) ; Martin Eric Ain (basse, chants additionnels, effets de basse) – Stephen Priestly (batterie sessions) ; 9-12 : Thomas Gabriel Warrior (voix, guitares, effets spéciaux) ; Martin Eric Ain (basse, chants additionnels, effets de basse) ; Reed St Mark (Batterie, percussion)
Cette réédition remastérisée 12 titres de «Morbid Tales» regroupe l’album éponyme ainsi que le mini LP sorti en 1985 : «Emperor’s return». Les titres 1 à 8 constituent la version longue américaine du Morbid Tales sorti en 1984, et les titres 9 à 12 le E.P. «Emperor’s return».
Mini album de 6 titres en Europe, Full lenght 8 titres aux Etats-Unis, «Morbid Tales» démarre en 1984 la carrière de Celtic Frost, groupe tout aussi légendaire que rétrospectivement intrigant. Pour qui n’a pas connu Celtic Frost dans son contexte, il est en effet difficile de voir a posteriori ce que cette musique, longtemps après Motörhead et un an après «Kill’em all» et la première apparition de Quorthon sur une fameuse compil’ scandinave, a pu représenter. Ce n’est pas vraiment une question de violence, d’agressivité, ce n’est pas une histoire de vitesse. Les riffs sont simples, sombres, classiques, et incontestablement efficaces… la guitare est noire, la rythmique primitive et bestiale… la technique un peu juste donne aux soli et accélérations des allures d’emballements incoercibles… ce que Celtic Frost a amené aux oreilles du monde se situe juste là, en filigrane encore et à la rencontre de hasards comme de volontés : de la ténébreuse spontanéité de cette musique se dégage l’ombre terrible du Chaos. De la lenteur noire et fatale qui préside à l’esprit des intros se dégage les fumées Doom, de la primitivité sauvage et brutale de la rythmique est né l’impact du death… d’une pièce comme «Dethroned Emperor» on sent monter le malaise nocturne comme jamais auparavant : il y a quelque chose d’impitoyable dans la manière dont les choses s’enchaînent, même si ce n’est pas si rapide, même si ce n’est pas si violent, il y a dans le son des guitares et la frappe du batteur, dans la voix sans charme mais sans compromis de Warrior, dans l’épaisseur hasardeuse des instruments l’avènement du principe d’apocalypse, l’émergence d’une autre facette du noir. C’est dès «Morbid tales» quelque chose de plus que balbutiant. C’est palpable, omniprésent, pesant… les intros sont lourdes et lentes, leurs mélodies un peu dégueu au rictus négatif expriment la résignation, les couches de guitares accrochent et la précision technique inversement proportionnelle à la vitesse de la musique finit de cimenter chacun des titres dans sa propre structure, avec ses lenteurs lourdes et mornes et ses déformations accélérées où les soli s’emballent jusqu’au bruit. «Return to the eve» et sa courte intervention féminine porte en elle les rythmiques à venir de Darkthrone… par son metal lourd, rock et sombre, Celtic Frost franchissait ici et en pionniers la grande porte des nuits sans lune. De «Human» à «Dance Macabre», Ain et Warrior ont enfoncé le clou du malaise et du malsain, de «Crypts of rays» à «Nocturnal fear» celui de la furie noire. Ce n’est qu’un début, en route vers Mega Thérion, en route vers Pandemonium… et voilà très exactement ce que fût Celtic Frost : le début… (dimanche 26 octobre 2003)
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Rah "Danse macabre" est vraiment glauque ! Le reste est assez bizarre en effet, ça fait assez hybride... Mais c'est vraiment bon. Procreation... of the wicked !
la première fois que t'entend into crypt of rays ca fait bizarre