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Produit par J.P. Plunier. Enregistré et mixé par Eric Sarafin. Mixé au Sunset Sound et Alpha Studios.
The Innocent Criminals : Ben Harper (voix, guitares) ; Juan Nelson (basse) ; Dean Butterworth ( Batterie) ; David Leach (percussions) – David Lindley (banjo, mandoline, fiddle) ; Tyrone Downie (Claviers) ; Eric Sarafin (piano, harmonium) ; Nick Rich (human beatbox) ; Suzie Katayama (violoncelle) ; Joel Derouin (premier violon) ; Eve Butler (second violond) ; Mathew Funes (Alto) ; Jon Clarke (hautbois, cor anglais) ; The Real Time Jazz Band ; Davud Firman (basse) ; Jim Leigh (Trombonne) ; Jim Bogen (clarinet) ; Bruce Bishp (guitare) ; Richard Barnes (washboard) ; Michael Fay (banjo)
Un homme à la constance et à l’intégrité de Ben Harper peut il faire, parmi ses autres albums, un chef-d’œuvre ? Et est-il prudent, à moins de deux mois de sa nouvelle livraison, de considérer comme le dit chef-d’œuvre son dernier album en date, ce divin «Burn to shine», au dramatisme superbe, à la générosité merveilleuse ? Et bien je n’ose pas répondre. Juste pour vous dire qu’avec «Burn to shine», Ben Harper nous offre une perle d’exception. L’ouverture, le triste et déchirant «Alone», aux choeurs gospels doux et balanciers, donne la mesure de la qualité du recueil. «Two hands of a prayer», est une nouvelle merveille Zeppelinienne et profonde, quatuor à cordes et thème puissant, en point d’orgue d’un couplet tout d’acoustique et de voix de velour. Comment parler de «Beloved one», entièrement de piano, cordes, vents et voix, qui atteint des sommets de sincérité soyeuse et orfèvre… Ben Harper and the innocent criminals se montrent aussi des maîtres du rock, Harper riff avec génie et les rythmiques fines et frappantes font mouche : «Less», «Burn to shine», «Forgiven», aussi roots et américaines que secrètement sauvages. Selon sa logique depuis son premier album, Ben Harper a encore enrichi son approche sonore : les reverb’, les saturations, le son de batterie, les chœurs et tous ces instruments inattendus, mandoline, hautbois, harmonium... mais qui se mêlent pourtant à cette musique typée comme s’il s’agissait d’une alchimie largement éprouvée. Ben Harper ne possède rien de moins que le génie de l’authenticité. Sensible, en colère et prompt à la souffrance comme à la compassion, il ne peut qu’offrir des albums d’exception, impossible à prendre en défaut, et dans lesquelles se mêlent le cœur, le corps et l’esprit, par la mélancolie, le rythme et l’excellence du son. Enfin, parmi toutes ses réussites, ses merveilles, après le déjà inespéré «Alone», ce disque renferme quelque chose, pour moi d’inestimable… car Ben Harper compose et joue, chante… et écrit : «Please bleed, so I’ll know that you are real, so I’ll know that you can feel, the damage that you’ve done, oh… who have I become… to myself I am none…» (dimanche 26 janvier 2003)
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