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| Membre | Note | Date |
|---|---|---|
| Progmonster | jeudi 21 novembre 2002 - 17:51 | |
| mroctobre | jeudi 13 octobre 2005 - 17:07 | |
| érèbe | mercredi 1 février 2006 - 18:59 | |
| Sigur_Langföl | samedi 27 juin 2009 - 08:39 | |
| darkmagus | jeudi 15 décembre 2011 - 18:40 | |
| william | lundi 7 février 2005 - 18:49 | |
| Kronh | vendredi 13 juillet 2012 - 21:49 |
The Village Vanguard, New York City, USA, 18 décembre 1966 & 26 février 1967
Albert Ayler (saxophones alto et ténor), Alan Silva (contrebasse), Donald Ayler (trompette), Henry Grimes (contrebasse), Bill Folwell (contrebasse), Beaver Harris (batterie), Michel Sampson (violon), Joel Friedman (violoncelle)
Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité
ESP-Disk, s'il apportait une indépendance incommensurable à l'artiste, ne pouvait pas, par ailleurs, raisonnablement concurrencer les autres réseaux de distribution. Ainsi, lorsque Impulse! débauche Albert Ayler, le label américain s'est déjà fait une place de choix dans le paysage jazz noir américain, ayant un fameux va-tout à jouer auprès de sa personne. Avec des activistes engagés tels qu'Archie Shepp, Marion Brown ou John Coltrane, qu'il a indirectement influencé, Albert Ayler ne pouvait que finir par y apporter lui aussi sa pierre, même s'il ne s'agissait, dans son cas, que d'un passage de courte durée. Concédant à cet appel, Albert Ayler nous propose, en guise de travail pour son nouvel employeur, un disque qui se veut une fois de plus vivant puisqu'il nous livre sur un plateau d'argent des extraits de sa prestation en concert au Village Vanguard. Comparativement aux enregistrements ESP, la définition y est bien nettement supérieure ; cependant, elle fait perdre aussi à sa musique son côté organique et peut-être son cachet d'authenticité. Le son est brouillon quand le groupe s'emballe, mais semble dépourvu de profondeur, de résonance. L'urgence et la relative schizophrénie qui parsemaient son univers ne sont pas pour autant absents, mais semblent étonnamment mieux focalisés. Paradoxalement, l'émotion traverse tout le disque comme si ces facteurs de changement esthétique profond n'avaient aucune incidence sur sa musique. C'est d'abord le poignant hommage "For John Coltrane", qui ressemble à s'y méprendre à une pièce contemporaine pour quatuor à cordes. Puis les enlevés mais vibrants "Change Has Come", "Truth is Marching In" et "Our Prayer" qui décuplent le potentiel lyrique latent, comme jamais auparavant, au travers de ces mélodies sans cesse piochées dans l'inconscient collectif d'un peuple mis à genoux. La sentiment de liberté est aussi revigorant qu'effrayant ; c'est ce perpetuel et vertigineux équilibre sur le fil du rasoir que la musique d'Albert Ayler nous donne à contempler. (jeudi 21 novembre 2002)
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