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Charles Mingus › Oh yeah

7 titres - 44:24 min

  • 1/ Hog Callin' Blues (7:28)
  • 2/ Devil Woman (9:43)
  • 3/ Wham Bam Thank You Ma'am (4:47)
  • 4/ Ecclusiastics (6:59)
  • 5/ Oh Lord
  • Don't Let Them Drop the Atomic Bomb on Me (5:43)
  • 6/ Eat that Chicken (4:41)
  • 7/ Passions of a Man (5:03)

enregistrement

Atlantic Studios, New York City, USA, 6 novembre 1961

line up

Booker Ervin (saxophone ténor), Roland "rahsaan" Kirk (flûte, sirène, saxophone ténor, manzello), Jimmy Knepper (trombone), Charles Mingus (piano, chant), Dannie Richmond (batterie), Doug Watkins (contrebasse)

remarques

Réédité dans la collection Atlantic Jazz Gallery, cette version de l'album contient trois titres bonus : "Old Blues for Walt's Torin" (7:58), "Peggy's Blue Skylight" (9:49) et "Invisible Lady" (4:48), portant la durée du disque à 66:59

chronique

Styles principaux
jazz
Styles personnels
post bop > soul jazz

Mingus voyage de labels en labels mais revient sur Atlantic pour signer son ultime devoir contractuel. Avec "Oh Yeah", Mingus revient à la saine sauvagerie de "Blues & Roots", à son dépouillement indescent et à sa livraison brute et impudique. Au fil des disques, Mingus avait de plus en plus de mal à dissimuler sa voix qui éructait ses ordres aux membres de son groupe, conférant à ses pièces une vitalité et une force hors du commun. Sur ce nouveau disque, il ne se cache plus. Mingus gueule comme jamais. Sa voix chaude et rauque est tellement convaincante qu'il se laisse aller au chant même sur ses pièces les plus bluesy ("Devil Woman", "Ecclusisastics"), humoristique ("Eat that Chicken") ou encore le pince sans rire "Oh Lord Don't Let Them Drop that Atomic Bomb on Me". Nul doute qu'un gars comme Tom Waits ait écouté longuement du Mingus... Mais plus extraordinaire encore que ce parti pris déjà audacieux, il confie sa contrebasse à Doug Watkins, et tient le piano pendant toute la durée de l'enregistrement ; il s'amuse comme un fou, ça s'entend, et il n'y a rien de plus stimulant. Entouré de Roland Kirk et de Booker Ervin, les deux souffleurs donnent du répondant au contrebassiste, improvisé chanteur pianiste, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça déménage. Pour cette réédition de luxe, trois titres bonus ont été rajoutés, autrefois publiés sous l'étendard "Tonight at Noon". Elles n'enlèvent rien à l'ensemble, que du contraire, tant leur qualité est indéniable. Toutefois, le tout paraît du coup peut-être un peu longuet. (jeudi 12 septembre 2002)

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Note moyenne :        10 votes

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boumbastik › jeudi 16 septembre 2010 - 18:46  message privé !

le pied total ce skeud

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Dioneo › lundi 8 juin 2009 - 22:10  message privé !
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Une belle bosse dans la carrosserie rutilante du Djââzzz...

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Coltranophile › jeudi 15 novembre 2007 - 18:53  message privé !
En passant, ne pas faire l'impasse sur les enregistrements Candid de Mingus ni laisser cette époque benite occulter complétement les dernièrs années qui contiennent leur lot de pepites. C'est quand même lui qui a vraiment lancé la paire Don Pullen-George Adams.
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boumbastik › jeudi 15 novembre 2007 - 16:45  message privé !
complètement d'accord avec merci pour le fusil. ses propos illustrent la musique de Mingus de manière très pertinente. dumoins, c'est ainsi que je la perçois aussi.
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merci pour le fusil... › dimanche 5 août 2007 - 19:47  message privé !
Ce disque pète la forme , ça gueule , ça se barre en couille à coup de sax et de piano , ça s'excite et ça s'apaise comme si rien ne c'était passé , mais le plus intriguant reste le fait qu'on a l'oreille droite dans le passé et la gauche dans le futur (ou inversement , pas de jaloux) , on se sent en territoire connu et hop !(ou plouf!) les zicos partent en vrille ,le tout étant courronné d'une fin sombre et expérimentale.Le terme post bop prend içi toute son ampleur , c'est bien , même très bien.
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