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Electric Lady Studios, New York City, USA, décembre 1974
John McLaughlin (guitare), Jean-Luc Ponty (violon), Gayle Moran (claviers, chant), Steven Kindler (violon), Carol Shive (violon, voix), Philip Hirschi (violoncelle), Bob Knapp (trompette, cor anglais, flûte, voix), Russel Tubbs (saxophone alto et soprano), Narada Michael Walden (batterie, percussions, voix), Ralph Armstrong (basse, contrebasse, voix)
Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité
Deuxième album de cette seconde incarnation du groupe (incluant désormais le violoniste français Jean-Luc Ponty, transfuge des Mothers de Frank Zappa, la claviériste-chanteuse Gayle Moran, le bassiste Ralph Armstrong et le batteur surdoué Narada Michael Walden), "Visions of the Emerald Beyond" va vite devenir l'album test sur base duquel on pourra juger des réelles capacités du groupe recentré sur lui-même. En dépit des différentes options abordées par le groupe depuis ses premières manifestations, force est de constater que seule la forme change au gré de nuances parfois imperceptibles, le fond restant, lui, immuable. Comme nous pûmes déjà le remarquer sur "Apocalypse", le Mahavishnu Orchestra ne ressemble plus à une machine électrique qui broie tout sur son passage. Les éléments virtuoses vraiment prépondérant ne sont plus qu'au nombre de deux : McLaughlin, bien sûr, et Narada Michael Walden derrière les fûts, si bien que l'on ne retrouve plus les dialogues incendiaires qui firent la réputation du groupe autrefois. En somme, le Mahavishnu Orchestra a plus aujourd'hui la configuration d'un groupe rock avec un super guitariste à l'avant plan, alors qu'avant chacun des membres rivalisaient d'ingéniosité pour pouvoir se mettre chacun, à tour de rôle, à l'avant plan. En fin de compte, c'est tout bénéfice pour eux, l'album se déroulant dans une parfaite fluidité, tirant les enseignements de ses précédents enregistrements ( entraînant dans son sillage violons et instruments à vents pour enrichir la palette sonore, reconduisant même les essais vocaux de Gayle Moran sur, entre autres, "If I Could See"), délivrant une musique sans réelle surprise mais toujours aussi diablement efficace (cette succession d'arpèges toujours sur "Eternity's Breath" ou "Faith"), tâtant même du jazz funk, comme sur "Can't Stand Your Funk" et "Cosmic Strut" qui vont mener le groupe vers son crépuscule. (jeudi 12 septembre 2002)
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