samedi 18 mai 2013 | 49 visiteurs (dont 1 membre) connectés en ce moment
Vous êtes ici › Les groupes / artistes › S › The Stooges › The stooges

Juin 1969.
Iggy Pop (chant), Ron Asheton (guitare), Dave Alexander (basse), Scott Asheton (batterie).
Il y avait les new-yorkais du Velvet Underground, de véritables intellos ceux-là. Et ne parlons pas des Doors, qui en plus sont de bons musiciens. Quant aux Rolling Stones, des putains de poseurs, oui. Heureusement, les Stooges arrivèrent en 1969 avec ce premier album, gerbant sur la face des rares auditeurs qu'ils avaient à l'époque les nouveaux canons du vrai rock, celui qui sent sous les bras, celui avec le chanteur qui se scarifie sur scène, pisse sur les premiers rangs du public ou lui jette du verre pilé à la figure, celui qui lance le cri primal de sa révolte en se foutant pas mal de faire de la "grande" musique. Alors qu'en cette belle année sont jetés les bases du rock progressif et que les seuls à pouvoir lui en remontrer dans les charts seront ces tarlouzes de glameux avec leurs paillettes et leurs costumes pas possibles, Iggy Pop et ses trois complices débarquent. Tout a été dit sur eux, sur l'influence directe et déterminante qu'ils exercèrent sur le punk, sur la vision noire et désenchantée qu'ils donnèrent de l'Amérique et du monde, eux qui se sortirent des quartiers industriels empuantis de Detroit, Michigan, ville semble-t-il dégueulasse, et pour cette raison source inépuisable d'inspiration, de même que la Grosse Pomme pour le Velvet. Et justement, John Cale, qui venait de s'en faire débarquer comme un malpropre par Lou Reed l'année précédente, ne va pas perdre son temps en produisant ce disque. Attention cependant, pas d'expérimentations hasardeuses ni de lissages malvenus. La trace tangible que l'altiste d'origine irlandaise laisse sur cet album, c'est "We will fall", dix minutes d'un mantra répétitif et halluciné qui offre une pause salvatrice, relent d'un psychédélisme du meilleur aloi encore en vigueur dans le rock américain en ces temps reculés. Mais pour le reste, c'est rythmique primaire, solos de guitares électriques qui strient la gueule, riffs qui tuent, chansons imparables construites sur trois accords, et Iggy en héraut cynique et féroce des dernières frasques du temps. Ce disque est brut, redoutable d'efficacité. Bien que l'influence des Stones se fasse encore sentir ici ou là, il pose les marques d'un style qui allait faire d'innombrables émules. "1969", "I wanna be your dog", "No fun"... autant d'hymnes bêtes et méchants qui donnent illico envie de retomber en adolescence, le temps des premières pulsions sexuelles et des rébellions irréfléchies et mortifères. Vive le rock. (jeudi 29 décembre 2005)
note
Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "The stooges".
Note moyenne : 34 votes
Vous devez être membre pour ajouter une note ou un commentaire sur "The stooges".
Tuerie, claque dans la gueule !
C'talbum est une tuerie. Energie Brute, ouais, c'est effectivement ça!
Je l'avais oublié celui ci (honte a moi). Bon sans commentaire... Petite préférence pour "funhouse" tout de même. " I wanna be your dog" ce titre c'est la rage intérieur prêt a exploser a tout moment, je le trouve "tendu" ce titre, mais bon aprés c'est une sacré bouffé d'oxygène ce titre (oui ca peut paraitre contradictoire!) et surtout une sacré claque dans la gueule a chaque écoute. Sacré brulot avant-gardiste dans son retour a l'énergie brute et primaire (oui ca peut paraitre contradictoire aussi, mais beaucoup de groupe on tendance a oublier cet aspect déterminant en musique...).
Mais... mais ?! Je ne l'avais pas encore noté celui-là ! Allez, un max de boules !
Question influences, il y a The Mark Four (futur The Creation), un groupe freakbeat, en 1965 ils ont sorti un single "I'm Leaving". Iggy a dû s'envoyer la galette en intraveineuse c'est pas possible autrement. Tout est dedans.