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Modulo 1000 › Nao fale com paredes

9 titres - 30:35 min

  • 1/ Turpe Est Sine Crine Caput (5:59)
  • 2/ Nao Fale Com Paredes (3:15)
  • 3/ Espelho (2:40)
  • 4/ Lem-Ed-Ecalg (1:11)
  • 5/ Olho por olho
  • dente per dente (4:42)
  • 6/ Metro-Mental (6:02)
  • 7/ Teclados (1:20)
  • 8/ Salve-Se Quem Puder (3:42)
  • 9/ Animalia (1:44)

enregistrement

Rio de Janeiro, Brésil, 1969

line up

Luiz Paulo (orgue, piano, chant), Eduardo (basse), Daniel (guitare, violon, chant), Candinho (batterie)

chronique

Styles principaux
progressif
Styles personnels
psychédélique

Bon. On connaît tous l'insolente réussite des brésiliens en football. On envie tous aussi peut-être les belles filles de Rio qui dansent sans compter sur des mélodies suaves et langoureuses. Pour la peine, je vous propose de découvrir ici des compatriotes de Gilberto Gil ou Jorge Ben, mais qui se trouvent aux antipodes des samba mielleuses qui sont la marque de fabrique des Oriverde. A l'écoute de ce mystérieux et intriguant "Nao Fale com Paredes", vous serez peut-être bientôt à même de reconsidérer le mouvement psychédélique. Pink Floyd, difficile de l'ignorer, a fait des émules. Et Modulo 1000 est peut-être une de ces dégénérescences mal contrôlées, l'enfant bâtard, bicéphale et paranoïaque, ce monstre vil, cette expérience ratée, cette mutation génétique qui fait tant frémir. Car ce quatuor rock brésilien ne rigole pas ! A l'image de son "Turpe Est Sine Crine Caput", chanté dans un latin possédé, et qui nous précipite dans le coeur de l'action avec un orgue destroy au possible, marquant le pas d'une danse rituelle à laquelle il n'est plus possible d'échapper. C'est un carnaval, mais noir, qui se déroule devant nos oreilles ébahies. La plage titre pourrait, elle, prétendre au titre de chute studio du Black Sabbath naissant, mais encore plus dépendant que de coutume aux substances chimiques... C'est dire ! L'album jouit d'une ferveur communicative, inversément proportionnelle à la durée de l'album, vraiment très court. Aux côtés de quelques solides et puissants délires aux claviers comme "Lem-Ed-Ecalg" ou "Teclados", qui nous rappellent que le progressif peut aussi se faire violence (à l'instar des italiens de Balletto di Bronzo), d'autres titres comme "Olho por Olho, dente por dente" ou "Metro-Mental", un autre riff très Iommesque, attestent de la grande qualité de cette formation obscure, et de son aspect on ne peut plus avant-gardiste. Une claque ce truc, je vous dit ; j'en reviens toujours pas moi-même... (jeudi 27 juin 2002)

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Dioneo › dimanche 5 janvier 2014 - 20:09  message privé !
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Tiens, je me réécoute ça au détour d'une discussion - avec un gars qui se nomme lui-même Poule à propos d'un autre qu'a de curieux réveils, ben quoi - et... Effectivement un truc ben cool dans le genre foncedé d'là-bas. Une espèce de rock psyché bien serré qui tire par moment sur le prog mais en contenant la charge dans des durées courtes, un chouette allant dans le jeu et la langue portugaise qui change toujours pas mal le charme de ces trucs là... Content d'y être retourné par hasard alors qu'on évoquait juste un lendemain bizarre, du coup.

Walter Benjamin › mercredi 4 juin 2008 - 21:35  message privé !
Oulha ! Mais ça fait envie ça ! (Vive le hasard de la colonne de droite...). Et puis un disque qui s'appelle "Ne parle pas avec les murs" (si je ne me trompe pas), ça ne peut que m'intriguer. Va falloir chercher, je sens...
gregdu62 › jeudi 6 juillet 2006 - 22:09  message privé !
Quelle très bonne surprise ! Des pointes psyché qui m'ont de suite fait accroché. La basse est un délice. En tout cas, très complet ce quatuor.
Note donnée au disque :