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Tangerine Dream › Rubycon

2 titres - 34:55 min

  • 1/ Part one
  • 2/ Part two

enregistrement

Janvier 1975, The Manor, Shirpton on Cherwell

line up

Edgar Froese (mellotron, orgue, guitare, gong, VCS3), Chris Franke (double Moog synthetiseur, gong, synthétiseur), Peter Baumann (orgue, e-piano, arp 2600)

chronique

Styles principaux
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Tangerine Dream d’hier n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui, d’il y a un vingtaine d’années. Je dois donner raison à notre internaute ‘’mangetout’’. Vous parler des derniers efforts de TD sans vous introduire à ses premières œuvres c’est manquer de clairvoyance. Mais qui ne connaît pas les premiers opus de TD? Voici donc le début d’une série de chroniques sur la carrière très paradoxale de Tangerine Dream. Rubycon est le 2ième opus du Rêve Mandarin sur Virgin. Il confirme la nette tendance du trio Allemand de s’injecter à fond dans la Musique Électronique. L’association avec Virgin allait donner des petits bijoux de créations musicales. La folie Dalinéesque de Froese, unie à la docilité et l’ingéniosité de Franke, vont donner place à des kermesses musicales qui trouveront racine chez plusieurs artistes, tant de cette période que de nos jours. Avec Peter Baumann ou Johannes Schmoelling TD alignera une dizaine de chef-d’œuvres purs. Après Phaedra, voici le ténébreux Rubycon. La 1ère partie démarre sur une séquence spatiale très flottante. Les sens en alerte, nous stagnons dans une atmosphère statique entourée d’effets sonores éclectiques. Sirènes intergalactiques aux choeurs graves, vagues de fond sonores qui font écho sur un mellotron cirant, l’ambiance se matérialise sur un roulement de percussions vaporeuses et le séquenceur embarque. Le rythme devient plus franc sur une bonne ligne basse. Les synthés multiplient leurs chants ambiants sur une cadence qui prend de plus en plus de coffre. Mellotron et percussions hétéroclites glanent le pas à un tempo qui ralentit et se recueille sur une lame plus atmosphérique. Cette douce finale se poursuit sur la 2ième partie où nous pénétrons les portes d’un monastère ambiant. Mais cette tranquillité éthérée est de courte durée. Une grosse ligne séquentielle pave la voie à des rythmes agressifs et désordonnés qui tourbillonnent autour d’effets sonores psychédéliques. Immobiles, nous sommes plaqués aux murs d’un art abstrait qui attire, qui pique l’ouïe. Une mouche qui se débat sur du ruban gommé, c’est un peu l’effet spastique de la partie II de Rubycon. Cette psychose inconséquente se termine aux portes arrières de notre monastère. L’air y est radieux, et sur une ambiance flottante, le mellotron nous flûte dans les oreilles tout le talent qui habite Peter Baumann. Nous venons de pénétrer dans le paradis, l’enfer et le purgatoire musical de la douce nébulosité artistique qui accompagnait Froese Franke et Baumann. Croyez-le ou non, la suite est encore meilleure. (lundi 15 mai 2006)

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Reflection › samedi 30 novembre 2013 - 00:08  message privé !

+1 pour celui la, peut-être mon préféré du groupe. Un grand classique, qui vieillit bien (les sons sonnent assez "physique" je trouve)

zugal21 › vendredi 29 novembre 2013 - 23:59  message privé !

Pur bonheur en rondelle. Toujours un je ne sais quoi de mystérieux dans le concept, les titres d'albums de cette période de TD, me séduit bien aussi.

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AlainTernet › dimanche 24 octobre 2010 - 17:59  message privé !

En ce qui me concerne, c'est l'ALBUM de TD. Tout semble y tomber en place naturellement, de soi-même, sans effort. Et pourtant, Dieu sait qu'elle n'a pas dû se faire toute seule, cette galette. Le seul TD à qui je collerai six boules.

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Coltranophile › mardi 4 août 2009 - 10:07  message privé !

La deuxième partie recèle de moments particulièrement sombres et même si je le trouve dans l'ensemble un peu en-deça d'un "Phaedra" ou d'un "Ricochet", TD est en pleine possession de ses moyens à cette époque.

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Raven › dimanche 17 mai 2009 - 03:14  message privé !
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écouté plusieurs fois dans la journée; je plussoie la fin du com de doc, pour celui-ci (pour bcp d'autres ça ne change rien: je tombe dans les bras de morphée trop tôt)... je ne saurais pas si cet engin ne décolle jamais (s'enfonce plutot) ou décolle en permanence.. mbref... note maximale

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