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Gustavo Jobim › Trapped in a Day Job

cd | 8 titres | 75:39 min

  • 1 Let's Fly [ 10:35]
  • 2 Moebius Tape [ 16:57]
  • 3 Cat in the Blender [ 4:15]
  • 4 Nightlife in Mars [ 7:40]
  • 5 Arcade Times [ 1:59]
  • 6 Mindbender [ 6:48]
  • 7 Icecream Waves [ 7:11]
  • 8 Inside the Machine [ 20:14]

enregistrement

Enregistré en 2009 et masterisé en 2010

line up

Gustavo Jobim (TS-404 V1.05 Beta et logiciels de synthétiseurs)

remarques

Pour en connaître plus sur l’univers musical de Gustavo Jobim et y télécharger des albums entiers, visitez son site web au : http://www.gustavojobim.com/en/index.php

chronique

Styles principaux
electro
techno
noise
Styles secondaires
ebm
power electronics

Trapped in a Day Job a littéralement été composé sur les heures de travail de Gustavo Jobim à l’aide d’un petit logiciel pour synthé, le TS-404 V1.05 Beta. La particularité de ce logiciel est de créer des petites boucles qui peuvent être utilisées avec d’autres arrangements. Après quelques essais sur ce logiciel, le sculpteur de son Brésilien découvrait son plein potentiel à l’intérieur de longues pièces musicales minimalistes. Et c’est ainsi que Trapped in a Day Job a commencé à sortir de son état embryonnaire. Utilisant un mouvement séquentiel de 4 accords, Gustavo Jobim a concocté un album des plus syncrétiques où la musique fait place à une palette de sonorités d’arcades qui roulent en boucles à travers une pléiade de pulsations métalliques. "Let's Fly" ouvre cet éclectique album de Gustavo Jobim avec de lourdes et résonnantes pulsations qui évoluent sur une longue structure minimaliste agrémentée d’accords qui tournent en boucles. Des accords qui subtilement étirent leurs harmonies sur un tempo dur, stroboscopique et robotique où les lourdes pulsations métalliques sonnent comme des ventouses d’extraterrestres dans un genre de techno que Kraftwerk livrerait sur acide vitaminé. Et s’il y a un point fort dans cette œuvre extrêmement tintamarresque est cette subtile permutation dans les harmonies qui nous détache d’une figure géométriquement musicale redondante. Plus long, "Moebius Tape" est aussi plus harmonieux. Le squelette musical repose toujours sur des battements métalliques qui résonnent à perpète, mais les séquences limpides coulent avec une plus belle fluidité et forment une étrange harmonie paradoxale avec ses doublons multipliés qui façonnent une curieuse ode robotisée, faisant oublier son ossature pulsative métallique. Par la suite nous tombons dans une série de titres courts où se cachent de beaux bijoux, comme "Cat in the Blender" dont le titre dit tout. On a vraiment l’impression d’entendre un chat miauler de douleur sur un rythme lourd, métallique et pulsatif. Les structures harmonieuses et cadencées sont en constantes permutations, donnant encore plus de richesse à Trapped in a Day Job. "Nightlife in Mars" sort un peu du moule pulsatif pour offrir une étrange structure musicale, sortie directement d’un jeu d’arcades, qui ondule parmi une croissante panoplie de bruits extraterritoriaux, comme dans "Arcade Times" et ses boucles fiévreuses, qui me rappellent le monde automate et minimaliste de Plastikman. Après le bref interlude de "Arcade Times" nous plongeons dans "Mindbender" et sa structure semi spectrale et semi alien où les accords virevoltent de façon symétrique dans un minimalisme univers de discorde. Si je me risquais, j’oserais une comparaison entre Mike Oldfield et Conrad Schnitzer. "Icecream Waves" est le titre le plus moelleux de Trapped in a Day Job où les accords tournoient sans contraintes sur une délicate structure me rappelant l’univers de Richard Pinhas sur East-West. Beau et mélodieux, mais toujours minimaliste et robotique, moins violent que "Let's Fly" et moins harmonieux que "Moebius Tape", "Inside the Machine" clôture cette essaie sonore avec un long titre aux boucles et accords aussi pulsatifs que répétitifs sur une structure aux subtils rebondissements. Des permutations fortement nuancées qui étonnent de par leur spontanéité et leurs imprévisibilités. Certes ça peut paraître long au début, mais il faut se rendre à la fin pour y entendre cette évolution et ces fins changements que l’on attendaient plus et qui font le charme de Trapped in a Day Job. J’ai lu sur le site de Gustavo que cet album serait une continuité de l’œuvre de Cluster, que je ne connais malheureusement point. Par contre il y a d’autres références qui me sont sautées aux oreilles, telles Daft Punk, Con Man (Conrad Schnitzer), Plastikman et Kraftwerk. Trapped in a Day Job est certes un opus étrange où la musicalité peut paraître douteuse, même si indéniablement présente, qui démontre qu’à partir d’un simple bidule on peut arriver à créer de belles choses. Pour les fans de Kraftwerk c’est un must et pour ceux qui sont de nature curieuse c’est un album qui vaut amplement le temps que l’on s’y arrête surtout qu’il est gratuit au site: http://www.gustavojobim.com/en/music.php (dimanche 28 août 2011)

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