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The Residents › The Bunny Boy

cd | 19 titres

  • 1 Boxes Of Armageddon [2:11]
  • 2 Rabbit Habit [2:14]
  • 3 I'm Not Crazy [2:38]
  • 4 Pictures From A Little Girl [2:29]
  • 5 What If It's True? [2:32]
  • 6 Fever Dreams [1:38]
  • 7 Butcher Shop [2:34]
  • 8 I Like Black [2:24]
  • 9 Secret Room [3:20]
  • 10 My Nigerian Friend [2:00]
  • 11 It Was Me [1:59]
  • 12 Golden Guy [2:22]
  • 13 The Bunny Boy [2:25]
  • 14 Blood On The Bunny [2:13]
  • 15 I Killed Him [2:16]
  • 16 The Dark Man [2:34]
  • 17 Secret Message [2:38]
  • 18 Patmos [2:31]
  • 19 The Black Behind [4:42]

chronique

Styles
ovni inclassable
pop
Styles personnels
outsider

Un DVD est tombé dans la boîte aux lettres des Residents, contenant des enregistrements d'appels au secours de la part du frère d'un de leurs anciens confrères, un certain Bunny. Mais les Residents avant d'être des humains restent des artistes ; aussi ont-il réinterprétés les vidéos afin de leur redonner un semblant de qualité. Et au lieu d'aller sauver le pauvre hère (hare), ils ont décidé d'en faire un spectacle, "The Bunny Boy". En direct de Patmos, donc, dix-neuf cartes postales à la Duck Stab signant une virée intérieure dans l'univers mental/paranoïaque d'un gros lapin à lunettes. Le premier titre annonce la tonalités des chansons : "Boxes that depicted a sad reality / Full of fiction and reflections of insanity / For me to see". Des chansons, des boîtes, des instantanés de vie et de mort... Des chansons de lapins qui rêvent qu'ils sont une balle de ping-pong ou que leur père est une boucherie. Des petites filles. Des choeurs, des deuils. Du spam, aussi : "My Nigerian friend is gone / He said he was hiding from the government / And said that he was dying and had to find a friend / He offered me some money, if he could use my name / I told him I liked bunnies, then he went away" et puis des phrases qui se répètent, des questions qui ne se répondent pas... des ballades infantiles et régressives, des rêves de meurtres et de sang... des guitares, du jazz, de la pop... du sang... des lapins... des choeurs... et des filets dramaturgiques évidemment, film noir à l'appui, dans lesquels on s'empêtre joyeusement sans savoir ni vouloir savoir qui tue qui et qui mange qui. Oh, et puis nous sommes tous dans le rêve du lapin. Et cette île, Patmos ; est-ce encore loin ? Pourquoi toutes ces photos de lapins ? Demandons donc à Harvey, attaché sur sa chaise avec un tuyau d'aspirateur dans la bouche...

note       Publiée le mardi 13 juillet 2010

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Kronh › jeudi 10 septembre 2015 - 01:21  message privé !

Oui, rien de marquant sur les deux premiers tiers, pour le moins. Lourds, voir, les gimmicks. C'est qu'ils doivent commencer à se faire vieux, on dirait des papy sous les masques!

Klarinetthor › mercredi 9 septembre 2015 - 23:40  message privé !

Ca m'a semblé assez decevant globalement; Constantinople par exemple et la majorité du debut. Ensuite ca semble s'ameliorer un peu. De facon generale la gratte est souvent dure a supporter quand on lui laisse de la place.

Kronh › mercredi 9 septembre 2015 - 20:03  message privé !

Ce soir les Résidents en direct sur culturebox (le site de france 3, donc, à partir de 21 heures tapantes): http://culturebox.francetvinfo.fr/live/musique/rock/the-residents-a-letrange-festival-226751

Damodafoca › mercredi 9 septembre 2015 - 10:57  message privé !

Vu hier et oué, y a quelque chose. Mais sur disque aussi, effectivement, y a un côté prog voir jazz dans les plans de guitares imprévisibles et tout pétés depuis quelques années.

Dioneo › samedi 5 septembre 2015 - 16:44  message privé !
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Pour avoir vu le groupe sur scène (à Lyon, aux Célestins) en 2010, soient à peu près deux ans après celui-là, au moment du Talking Light Tour, je ne trouve pas le rapprochement incongru, en tout cas. Le jeu de guitare pouvait en effet parfois rappeler Fripp assez fort - avec ce son ultra-agressif mais à la fois très froid, synthétique, et ce jeu cabré mais délibérément pas "libérateur", à vrai dire assez psychotique... Certains passages instrus qui pouvaient faire penser à ses expériences électroniques, aux frippertronics etc., aussi. On attends donc de voir Robert sur scène avec un faux crâne-chauve par dessus le vrai sien et chaussé de charentaises géantes ?