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Johannes Schmoelling › Early Beginnings

cd | 14 titres | 56:18 min

  • 1 1 The Blue Door 2:45
  • 2 2 The Blue Window 2:29
  • 3 3 Nevermind 6:27
  • 4 4 Perpetual Motion 3:48
  • 5 5 The Avatar 3:58
  • 6 6 Walking On Sunset Blvd. 4:03
  • 7 7 It Better End Soon 2:54
  • 8 8 Violence In The Street 5:49
  • 9 9 Echo Village 4:18
  • 10 10 The Soldier Theme 2:25
  • 11 11 Riding the Bike 3:59
  • 12 12 Tracks In The Snow 6:32
  • 13 13 Metamorphic Forest 2:50
  • 14 14 Circles 4:01

enregistrement

Enregistré entre 1979 et 1985. Remixé et remasterisé en 2008.

remarques

Pour ensavoir plus sur Johannes Schmoelling et échanger avec lui, voir son site web à l'adresse suivante; http://www.johannesschmoelling.de/

chronique

Styles principaux
musique électronique

Early Beginnings est une compilation de démos et essais de titres que Johannes Schmoelling a écrits durant les années 1979 à 1985. Pour plusieurs, démos et essais vont de paire avec des œuvres inachevées ou brouillons qui sont exclusivement à l’usage des fans de l’artiste. Ici, ce n’est pas vraiment le cas. Early Beginnings est plutôt une collection de titres oubliés dans la voûte personnelle du musicien Autrichien. Des titres remixés et retravaillés qui démontrent tout le potentiel et l’impact harmonique de Schmoelling sur les œuvres de Tangerine Dream. Écritss en 1979, soit avant l’aventure TD, The Blue Door, et The Blue Window démontrent le sens de la mélodie, et du rythme, de Johannes. Telle une spirale symphonique à la Tomita, The Blue Door défile en cascade sur un synthé ourlé de souffles aux harmonies érodées qui se conclut avec une finale atmosphérique aux accords perdus dans une brume cristalline. The Blue Window est plus lourd, mais conserve cette approche hésitante que l’on retrouve sur The Blue Door, avec une belle sonorité de vieil orgue. Deux titres aux approches similaires qui n’ont rien en commun avec Nevermind, composé aussi avant la période TD. Un long titre aux ambiances inquiétantes où la linéarité du mouvement est constamment tiraillée par des présences sonores atonales qui insufflent une vie aussi angoissante que Phaedra. Un bon titre qui démontre que le Dream a sans doute influencé l’approche ambiante de Schmoelling. Écrites au début des années 80, Perpetual Motion et The Avatar ont été entièrement refait à cause de l’altération des enregistrements de l’époque. Arpèges sautillants en cascade sur un synthé très harmonieux, Perpetual Motion est unique à l’approche artistique de Schmoelling; tempo souple avec accords nerveux où la structure rythmique est divisé entre les harmonies synthétisées et une cadence frétillante et sautillante. Le synthé y est superbe, moulant autant de beaux solos que créant une atmosphère mystique. The Avatar propose une approche plus austère avec un synthé très près de TD et Logos. Une belle mélodie qui tournoie tel un carrousel où les ambiances rythmiques hybrides sont l’équivalence de la dualité des harmonies. Avec ses séquences sautillantes et ses percussions qui déboulent, Walking On Sunset Blvd aurait pu se trouver sur The Thief. Plus on avance dans Early Beginnings et plus on y entend des arômes de Tangerine Dream glaner ici et là. Bien que composés pour une trame sonore de Petra Haffter; Ente Oder Trente, It Better End Soon et Violence In The Street ne peuvent être dissociés des années Tangerine Dream. Si It Better End Soon est une sombre mélodie taciturne, avec un très beau synthé aux divines harmonies qui circulent en boucle comme sur The Avatar, Violence In The Street est plus racé et respire la complexité des trames sonores de Firestarter et Wavelength, mais avec plus de nuance dans la structure rythmique, notamment avec des percussions très nerveuses. Composé à l’époque de The Keep, Echo Village respire l’atmosphère intrigante et angoissante qui règne sur cette trame sonore. The Soldier Theme est identique à celui de TD et que l’on retrouve sur Logos. Riding the Bike est une version plus rock, Schmoelling explique ‘’jazzé’’, de Streethawk que l’on retrouve aussi sur Le Parc. J’aime bien, mais les harmonies y sont différentes. Idem pour Tracks In The Snow et Metamorphic Forest qui sont des variantes de Legend, la dernière trame sonore que Schmoelling a écrite avec Tangerine Dream. Deux très beaux titres qui vont plaire aux amateurs de cette bande sonore. Circles termine cette compilation avec une pièce acoustique où le piano est tout simplement à l’image de Schmoelling; tendre, mélancolique et effacé malgré une ingéniosité dans sa conception structurelle. Johannes Schmoelling ne croyait pas à la nécessité de produire Early Beginnings. Un geste noble pour quelqu’un qui vise bien plus la créativité musicale que de produire des semblants d’œuvre. Des amis l’ont convaincu du contraire et avec raisons. Early Beginnings est plus qu’une collection d’œuvres dépoussiérées. C’est un bel album qui, tout en démontrant l’évolution de Schmoelling tant sur ses compositions que ses visions artistiques, nous prouve toute l’importance de cet homme dans les plus belles années du Dream et qui illustre par-dessus tout toute la portée harmonieuse qui se terre derrière chacune de ses structures musicales. Un 4 1/2 boules....mais ça n'existe pas! (jeudi 27 mai 2010)

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gkar02300 › vendredi 28 mai 2010 - 16:02  message privé !

Quel superbe album !!!

Note donnée au disque :       
geddylee5150 › vendredi 28 mai 2010 - 03:35  message privé !

Enfin ! J'attendais ta critique depuis longtemps. Ça vallait la peine d'attendre ! Merci Sylvain. Ce que je retiens de cet album est l'importance de Schmoelling dans Tangerine Dream. On peut facilement entendre son influence. Même pour les pièces créditées Froese/Franke/Schmoelling, ça me surprendrait pas de savoir que c'est Schmoelling qui les avaient composées.