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The Misfits › Beware

26 titres - 51:01 min

  • 01/. Cough cool - 02/. She - 03/. Bullet - 04/. We are 138 - 05/. Attitude - 06/. Hollywood Babylon - 07/. Horror business - 08/. Teenagers from Mars - 09/. Children in heat - 10/. Night of the living dead - 11/. Where eagles dare - 12/. Rat fink - 13/. London dungeon - 14/. Horror hotel - 15/. Ghouls night out 16. Halloween - 17/. Halloween II - 18/. 20 eyes (LIVE) - 19/. Night of the living dead (LIVE) - 20/. Astro zombies (LIVE) - 21/. Horror business (LIVE) - 22/. London dungeon (LIVE) - 23/. All hell breaks loose (LIVE) - 24/. We are 138 (LIVE) - Bonus tracks: - 25/. Return of the fly (studio outtake) - 26/. Last caress (from "Beware" 12")

enregistrement

Janvier 1978, Janvier 1979, Septembre 1979

line up

Glenn Danzig (chant), Jerry Only (basse), Bobby Steele (guitare), Joey Image(batterie)

remarques

La tracklist correspond à la réédition cd de 2004, "Beware (the complete singles 77-82)", et à la pochette du bas. La pochette du haut correspond à l'édition EP originale, plusieurs fois rééditée sous cette forme.

chronique

Styles secondaires
horror punk
Styles personnels
horror punk

Les Misfits sont un groupe à ne surtout pas négliger, ne serait-ce qu’à cause de leur look, ou surtout de ce qu’ils sont devenus à force de reformations (las…). Faisant partie de la toute première vague punk, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ils étaient déjà à la croisée de tous les genres imaginables : gothique, punk, psychobilly, garage, crust, surf… Cette compilation est bien pratique puisqu’en plus de rééditer le premier EP du groupe, elle compile tous les singles de leur première époque. ça commence logiquement avec Cough & Cool et She, les tout premiers morceaux du groupe, alors sans guitariste, en piano-basse-batterie-voix ! Le résultat est assez atypique, surtout pour des démos (car ça en est, vu le son) d’un tout jeune groupe, faisant démarrer leur carrière sous des auspices bien lugubres. L’ambiance est en effet plus que présente : pluie, ciel de matinée grise et mystère embaumé de brume. Tout cela s’évapore bien vite dès le troisième morceau, pour laisser la place au horror punk breveté par le groupe... C’est pas tout les jours qu’on invente un genre, qui plus est reconnu et copié par à peu près tout le monde. Les bombes s’enchaînent avec délectation immédiate, tempos speeds en continu, son pourri mais incroyablement efficace... Car jamais production ne s’est autant adapté au jeu d’un groupe, même si mon petit doigt me dit que c’est l’inverse, et c’est là tout le génie de cette galette. Sans oublier les refrains tubesques à hurler en chœur : « I ain’t no goddamn son of a bitch !! You better think about it baby !! ». Mention spéciale au tracklisting de l’EP « Beware » original, enregistré en Janvier 78 : dans l’ordre, We are 138, Bullet, Hollywood Babylon, Attitude, et en face b : Horror Business, Teenagers from Mars (ici couplé avec Children in Heat, texte inconcevable aujourd’hui vu certaines actualités, haha) et Last Caress. Que des bombes. Le côté concis et efficace peut rappeler les Ramones, même époque et ville, mais les Misfits apportaient leur identité à eux - résolument plus sombre - leur accoutrement à eux (radical pour l’époque, en rupture totale avec le no look du Hardcore), et bien sur leurs lyrics à eux, bien moins crétins que ceux des Ramones. Des lyrics typiquement goth, le culte des séries B d’horreur et de l’épouvante outrancière à la Cramps est au rendez-vous, ainsi que les textes violents pas loin d’un Jello Biafra, comme ce Bullet bien saignant n’ayant rien à envier aux grandes heures du rap hardcore. C’est envoyé à toute allure par un Glenn Danzig tout fringuant et fougueux, le mords au dents et le diable au corps. Un chanteur avec des cojones, comme on dit. Il y a même une chanson à faire écouter aux activistes végétariens, Ghouls’ Night Out, avec sa coda “To eat meat, to eat flesh / It's my destiny”. Si tous les titres studios sont des classiques du groupe et donc du genre horror punk par excellence, les versions live, ajoutant encore un peu à l’absence de production pourront sembler un peu inutiles aux non-fans. Pas grave, il y a vraiment une âme dans ces chansons, dans cette voix si unique, si soulful (lâchons le mot) pour du punk, racontant tantôt des histoires de donjon humide (London Dungeon, ultra dansant, pour égayer vos soirées goth !) ou encore de séries Z, comme sur Return of the Fly, où Danzig ne fait que déclamer le générique du film… il faut l’entendre crooner « Hélène Delambre ! François !! Céciiiileee ! » tel un Little Richard invoquant l’esprit du Riff Raff ancestral. Mais, je m’égare. Le cd se termine comme il se doit sur Last Caress : « One last caress, sweet death » (vendredi 8 janvier 2010)

note       

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The Gloth › vendredi 8 janvier 2010 - 18:11  message privé !

Yeah !

Note donnée au disque :