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Sunrise Studio, Kirchberg, Suisse, 1981
Laurent Bertaud (batterie), Jean Geeraerts (guitares acoustiques et électriques), Bruno Sabathe (piano, synthétiseur), Alain Termol (percussions), Thierry Tranchant (basse), Pascal Vandenbulcke (flûte), Philippe Portejoie (saxophone)
Sans doute faut-il être féru de littérature fantastique pour pouvoir instantanément s'en rendre compte. Mais tout de même, les signaux sont trop voyants que pour passer inaperçus indéfiniment ... Des titres comme "L'épice", "Arrakis" ou "Fremen", et puis le nom de ce groupe, Dün ... Oui, tout cela nous ramène invariablement vers le mythique cycle de "Dune" écrit par Frank Herbert, porté à l'écran quelques années plus tard par David Lynch, heureux concours de circonstance ! "Eros" se rêvait peut-être en tant que bande son avant l'heure du susdit film. Il est avant tout un époustouflant amalgame de tout ce que le progressif avait de meilleur à offrir. L'album original, autoproduit et distribué lors des concerts du groupe, ne comportait que quatre longues plages, enrichi depuis sur sa version cd de quatres autres titres, plages alternatives ou bonus de qualité discutable. Ce qui impressionne de prime abord, c'est la puissance que le groupe est capable de dégager, sans forcément concéder du terrain à l'amplification à outrance, procédé téléphoné. "L'Épice" décontenance surtout par la relative complexité de son écriture, faite de structures imbriquées les unes dans les autres, sorte de labyrinthe inextricable que le groupe se plaît tout de même à reproduire avec application. On peut être impressionné par l'ahurissante maîtrise du groupe sans pour autant se sentir happé par cet exercice démonstratif. Les choses se corsent avec "Arrakis", puis "Bitonio". Le doute n'est dès lors plus permis. Flûtes et claviers, dans le plus pur style symphonique, introduisent la mélodie puis, peu à peu, font place à l'exubérance rythmique assurée de concert par la basse, la batterie et l'omniprésent vibraphone, joué sans finesse particulière mais qui apporte à Dün une coloration singulière. Accélération diabolique et effet fuzz sur la basse : il n'en faut pas plus pour décréter Dün comme étant, lui aussi, un des dignes représentants du mouvement zeuhl, même si ce style proprement dit n'est en l'occurence qu'un des nombreux traits de leur musique aventureuse. (samedi 26 décembre 2009)
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c'est rare les groupes corses en plus... excellent techniquement, compos interessante, pourquoi cette musique est restée a l'ombre en france. Fan de magma ou de zappa devraient y trouver leur compte. Seul la flute (a priori le leader du groupe) est parfois un peu exaspérante.. a posséder
superbe album à mi chemin entre un progressif de haut niveau et une démarche zeuhl bien sentie et pas énième ressucée de magma et au passage chapeau au chroniqueur qui après Eskaton et Eider Stellaire poursuit l'exploration des marges zeuhl ou proches peut être bientôt Xaal, Benoit Widemann, Paga, Bernard Szajner ou l'album Drones de Jean-Philippe Goude ?