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Mixé au Walnut Groove studios.
Carline Van Roos (chant, claviers, programmations, basse), Matthieu Sachs (guitares, chant)
Bon, je ferai fi de l'absence totale de commentaires sur mes chros, et continuerai à vous balancer ma merveilleuse prose, en guise de punition pour votre inactivité. La suite des réjouissances donc avec Remembrance, groupe de funeral doom dont vous aviez peut-être entendu parler avec le kitschissime "Frail visions" sorti chez Total Rust music. Et bien comme quoi, y en a à qui ça doit plaire car ce deuxième album c'est chez Firebox qu'il sort. Il faut dire, avec les sorties récentes sorties du label que sont Terhen, Depressed mode et j'en passe, on reste à peu près dans le même créneau. Non, pas dans le créneau des bouzes, je ne suis pas méchant à ce point, mais plutôt dans le créneau funeral doom atmo à claviers (bien mielleux siouplait). Stylistiwuement, Remembrance ne révolutionne absolument rien, et continue à pratiquer son Shape Of Despair (deuxième album) du pauvre. claviers pseudo grandiloquents, rythmiques ultra pachydermiques (bien qu'on ait quelques accélérations katatoniesque, ou même Before the rain-esque sur "One reckless sleep" par exemple), guitares toutes en power chords surmontées de quelques leads simples... Voilà la recette du truc. ah oui, j'oubliais l'essentiel, une dualité chant féminin tout doux, et gros chant death de méchant. Ouais bon. C'est peut-être bien fait ? Ben, oui et non. Le son est irréprochable, dense, clair, incisif, on n'est même pas heurté par cette batterie jouée au clavier, certaines atmosphères sont très réussies (notamment l'interlude "Theses hallways are eternal" qui me rappelle celles de Bloodthorn en son temps) mais rien de mémorable ne vient vraiment se graver dans la tête. Mélodies convenues, gimicks ultra présents (les lalala gentils, les greeuuhh méchants, systématiques), des enchaînements parfois surprenants ("Thief of light") et surtout des compos qui ne décollent jamais vraiment... C'est dommage, car à l'écoute certaines choses sont vraiment séduisantes, très bonne osmose guitare/claviers, une atmosphère calme et bien souffrante, mais passées 5 minutes on commence à déjà se faire chier. Et pourtant j'en ai bouffé des trucs du genre. Et puis bon, hein on va pas se le cacher, ce style, c'est juste, mais alors tout juste has been quoi. Y a pas la classe quoi. Ouais, n'est pas Georges Abitbol qui veut... (lundi 28 juillet 2008)
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