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USA, 2003
Dave Grohl (batterie, guitare, basse), Bubba Dupree (guitare), Matt Sweeney (guitare), Kim Thayil (guitare), Erol Unala (guitare), Cronos (basse, chant), Max Cavalera (chant), Lemmy (chant, basse), John Custer (chant), Mike Dean (chant), Kurt Brecht (chant), Lee Dorrian (chant), Scott Weinrich (chant, guitare), Tom Gabriel Fischer (chant), Snake (chant), Eric Wagner (chant), King Diamond (chant)
http://www.probotmusic.com/
Difficile de voir en Probot autre chose que le petit caprice d'un artiste de talent. À savoir Dave Grohl. Ce dernier vient de faire bander ses muscles sur le "Song for the Deaf" des Queens of The Stone Age quand il embraye sur ce projet 200% métal. Il bénéficie à ce titre de la participation exceptionnelle d'invités prestigieux qui vont à tour de rôle prendre le micro pour imprégner chaque titre de leur aura pendant que le géant Dave continue d'enduire son corps d'huile. Il n'y a que onze titres, et difficile de ne pas céder à la tentation de vous livrer la liste dans le détail : Cronos (Venom), Max Cavalera, Lemmy, Mike Dean (Corrosion of Conformity), Kurt Brecht (Dirty Rotten Imbeciles), Lee Dorrian (Cathedral), Scott Weinrich (Obsessed), Tom Warrior (Celtic Frost), Snake (Voivod), Eric Wagner (Trouble) et King Diamond (Mercyful Fate) ! Tout le monde est là, ou presque. Et comme si le tableau de chasse n'était pas assez beau, on retrouve aux guitares, outre Dave Grohl qui s'occupe aussi des parties de basse et de batterie, messieurs Matt Sweeney (Guided by Voices, Chavez) et Kim Thayil (Soundgarden). Concrètement, l'album enchaîne les titres sans temps morts. Curieux, on ne peut que l'être. Séduit, on l'est moins facilement malgré quelques belles réussites ; un départ en trombe avec une belle brochette de titres plutôt speed et thrash ("Red War", "Shake Your Blood", "Access Babylon" et, plus loin, "Big Sky") pour se fondre peu à peu dans une fange post hardcore qui s'épanche à tort, entre grunge dégrossi et stoner mal fagoté ("My Tortured Soul", Sweet Dreams et le vraiment pénible "Dictatorsaurus"). Globalement, le résultat est décent, mais vu les forces en présence, on aurait pu s'attendre à beaucoup mieux. Reste que dans l'opération, l'ex-batteur de Nirvana aura su joindre l'utile à l'agréable : se faire plaisir tout en s'octroyant un moyen supplémentaire de soigner sa respectabilité. Le tout est encore de savoir s'il en avait réellement besoin ? (dimanche 20 juillet 2008)
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