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Produit par Dennis Bovell
Mark Stewart (chant, paroles), John Waddington (guitare), Gareth Sager (guitare), Simon Underwood (basse), Bruce Smith (batterie, percussions)
La première sortie du Pop Group est ce qu’on peut appeler communément une baffe gigantesque. Dans la grande tradition anglaise des "debut singles" qui caillassent, ce 45t se pose là. Après une intro en forme de bourdon identique à celle de Foxy Lady de qui-vous-savez, arrive ce riff percussif telle une piqûre de frelon, séminal as fuck, puis Mark Stewart de prendre feu instantanément : "My lil girl was born on a raaaaaaaay of sound". The rest is history, comme ils disent. Le genre de morceau à la fois politique, frais, violent, dadaïste et d’une évidence presqu’insolente qui peux vous bouleverser une vie. 3 :38, la face B, fait le coup classique des bandes à l’envers, pour un morceau presque Space Rock, hallucinant de densité sonore et préfigurant la noise. Le plus incroyable est encore que la section rythmique reste proéminente dans ce maelstrom, rendant le tout presque aussi dansant que la face A ! Le groupe a avoué écouter Ornette Coleman et King Tubby durant l’enregistrement, ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait qu’ils avaient dès le départ fait produire leurs sessions par Dennis Bovell - producteur reggae qui allait dans la foulée produire des Slits encore débutantes et se voir rendre hommage par les Clash à la fin de la même année (Lover’s Rock, avant d’être une chanson, était un style inventé par l’Antillais).Un single bien dans l’esprit punk anglais puisqu’à l’instar de ceux des Beatles où des Stones de la grande époque, il n’était pas compris sur le 33 tours originel de l’album. "The Pop Group" était bien entendu un patronyme sarcastique, pour un groupe aussi viscéralement avant-gardiste (je ne dis pas expérimental, notez), qui avait dès 78 une sacrée longueur d’avance sur Public Image où même les Clash, qui n’en étaient pas encore à incorporer les techniques sonores radicales du Dub dans leur mixture. Faut dire, ces mecs font salement mentir tout ceux qui pointent du doigt la pauvreté technique du punk. Véritable bombe à fragmentation sur les dancefloors, ce single est la porte d’entrée la plus avisée pour découvrir ce groupe de génie, l’un des plus innovants de la 1ère vague punk anglaise, qui ne s’appelait pas encore post punk. Le mois suivant sortait l’album, et plus rien n’allait jamais être pareil… à suivre, donc. (mardi 8 juillet 2008)
note
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Ah ben oui! C'était toi, excuse-moi pour cette méprise ! A croire que j'shais pas lire ou bien.)
bah euh c'est moi qui ait chroniqué ce single, il me semble (la schizo me guette)... pas de souci je finirai ce que j'ai commencé, sans parler de cette fameuse compil "in the beginning there was rhythm"... que j'ai toujours outrekiffé.
je sais, ami Solvant, je sais...bonne place dans ma cdthèque il occupe...^^
"Reviens finir ce que tu as commencé !"(Demi Moore dans "Harcèlement").. Twili !. L'album vaut vraiment le coup.