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Enregistré en concert en différentes locations: The Gatherings & Star's End Radio in Philadelphia USA March 2007, E-Day in Netherlands May 2006 & Hampshire Jam UK November 2005.
Spyra: Roland ID 800, Clavia North Lead,yamahaVL 70, Korg Legacy Collection et autres logiciels musicaux
Pour en savoir plus sur Spyra et les prosuits Ricochet Dream, visitez les sites suivants: http://www.derspyra.de/frameset/spyra_set1.htm et http://www.ricochetdream.com
High Phidelity est un superbe voyage au travers les différents styles musicaux qui habitent le synthésiste Allemand le plus méconnu Wolfram Der Spyra. Une remarquable anthologie, de l’excellent label Américain Ricochet Gathering, qui s’étend sur 2 années de concert que Spyra a donné aux USA et dans différents festivals en Europe. Plus de 2 heures de musique où nous suivons un artiste libre de toutes contraintes artistiques, qui explore les différentes sonorités d’une musique électronique de Berlin School, ambiante et abstraite avec une panoplie d’effets sonores hallucinants, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Zzyxxsties ouvre avec de belles ondes synthétiques qui initient un univers de mélancolie. Lentement, le synthé libère des arpèges qui fourmillent d’une vie parallèle aux gros éclats synthétiques graves et menaçants. Le monde sonore de Spyra se déploie tranquillement sur des accords sautillants et des pulsations qui grugent le pouls. Ce qui n’était qu’une intro cosmique et flottante devient une longue procession rythmique où l’hypnotisme d’un Berlin School langoureux évolue par mouvements séquentiels nourris de superbes et doux solos d’un synthé d’un synthé lyrique et moulant. Le mouvement traverse une brève période de sérénité, avant de reprendre un tempo plus marqué sur un synthé aux strates multipliées, par un superbe effet mellotronné. Nous sommes très près du territoire de Klaus Schulze. Duplex continue cette évolution avec un rythme plus lourd et des percussions aux frappes éclatantes. Le synthé dégage de belles couches enveloppantes qui fractionnent de superbes solos mielleux. Le tempo devient plus alerte avec une percussion martelante sur une séquence basse et nerveuse. Tranquillement Spyra nous conduit vers un passage où les percussions et effets sonores font dans une voltige psychédélico-atmosphérique ahurissante. Un court entracte avant que le tempo modifie subtilement son niveau pour devenir plus lourd, toujours noyé de somptueux solos. Xylophane est une douce mélodie cosmique où les notes d’un xylophone encerclent une ambiance futuriste entre Vangelis et Angst de Klaus Schulze. Un superbe morceau empreint d’une étrange douceur qui coule avec nostalgie et la grisaille de l’âme. Plus nous avançons, plus nous pénétrons l’univers éclectique de Spyra. Drum’N’Melody démarre sur un beau ballant sensuel où de belles strates enveloppent une basse moulante qui devient plus lourde, plus mordante. Les percussions roulent un tempo plus frénétique, alors que le synthé se métamorphose en flûte arabe. Ce langoureux mouvement, à la sensualité des charmeurs de serpents, traverse des phases de résonances sphériques où voix, percussions et striures de synthé se chamaillent un tempo fragile. Last Train To Philadelphia présente une intro aux pulsations compulsives qui s’entrechoquent dans un duel sonore frénétique. Le tempo devient plus modéré avec de beaux passages ambivalents qui tanguent entre de douces atmosphères sensuelles et des passages plus agités. Le 2ième cd débute avec un Starsent Introduction très ambiant où de belles strates isolées baignent dans une atmosphère lourde. Kingnewdrum nous entraîne sur une voie toute aussi ambiante, mais teintée d’un romantisme mélodieux. Des accords de guitare et de piano flottent dans un monde futuriste bondé d’échantillonnages vocaux, donnant ainsi l’impression d’être dans un club de lounge jazz. Sur une douce et sensuelle évolution, le mouvement éclate de vie avec de bonnes percussions et de lourds riffs aux réverbérations houleuses. Mêlant ambiant aux atmosphères lourdes à une musique plus expérimentale, Spyra maintient un intérêt continuel avec un jeu créatif de percussions et un synthé aux élans de saxophone digne d’une session de ‘’free jazz’’ qui s’étend au delà des frontières d’un Aerial exceptionnel. Phuture Of The Past nous ramène aux racines d’un Berlin School avec de belles séquences sinueuses et un synthé lyrique. Avec Gilgamesh, le synthésiste Allemand démontre sa maîtrise des sonorités éclectiques. Même en concert, Spyra multiplie les effets sonores des plus étranges sur une cadence de ‘’Break dancing’’ aux percussions disparates. Cette cacophonie fait place à une douceur harmonisée, où les souffles d’une démesure parallèle gruge un synthé qui se berce de nostalgie dans un univers caustique. High Phidelity est tout simplement sublime. Une oeuvre complète qui couvre toute les facettes d’une musique électronique, témoignant d’une créativité innovatrice d’un musicien qui pousse sa réflexion artistique bien au-delà des standards établis. Un top 10 en 2007. (jeudi 24 janvier 2008)
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Très très bon album qui épouse de nombreux styles de ME. Vivement conseillé !