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Killing Joke › Brighter Than A Thousand Suns

cd | 11 titres

  • 1 Adorations
  • 2 Sanity
  • 3 Chessboards
  • 4 Twilight of the Mortal
  • 5 Love of the Masses
  • 6 A Southern Sky
  • 7 Victory
  • 8 Wintergardens
  • 9 Rubicon
  • 10 Goodbye to the village
  • 11 Exile

enregistrement

Hansa Tonstudio, Berlin.

line up

Jaz Coleman (voix, synthétiseur), Paul Ferguson (batterie, voix), Geordie (Kevin "Geordie" Walker) (guitare), Paul Raven (uk) (basse)

chronique

Styles principaux
gothique
new wave

Il est intéressant de constater à quel point le groupe de Jaz Coleman a réussi à traverser les années en changeant à chaque fois de son tout en gardant la même formule : rythmes tribaux/funky, inspiration indus et ce côté occulte qui fait toute la différence. Ils ont passé la période new wave avec une certaine classe… Cependant, là où Night Time était une réussite, Brighter Than A Thousand Suns ressemble plus à un disque bien dans le moule, et le charisme propre à Killing Joke s’efface derrière une pop eighties souvent plus proche des Simple Minds voire de U2 que du gothique, dans son côté superficiel et ses retranchements guimauvesques. Les guitares sont dissolues dans des nappes de synthé fluides et impersonnelles, les rythmiques sont encore bien prenantes mais l’inspiration ne clignote plus qu’à quelques occasions… N’y allons pas par quatre chemins : Killing Joke - plutôt que de marier avec merveille le synthétique sirupeux et l’aspect occulte comme sur Night Time - a baissé son froc pour se faire enfiler par les sonorités bien en vogue à l’époque mais pas forcément senties : on te pose une mélodie flashdance sans âme, on te met des synthés bateau, et on fait en sorte que Jaz chante gentillement, sans débordements, bien fadasse quoi… J’aime beaucoup Night Time (oui je suis chiant avec celui-ci) car il réussissait à allier le côté post-punk à la fraîcheur synthétique de la new wave, et les titres, en plus de ça, étaient suffisamment puissants et accrocheurs. Mais ici c’est nettement plus inoffensif… KJ a donc fait dans le facile et le soft sans grande profondeur, avec des relents mièvres qui ne lui ressemblent guère - certains passages sonnant très Frankie Goes To Hollywood du reste ("Sanity") – et si peu de parties accrocheuses que ça en devient frustrant… Bon, il y’a bien quelques morceaux qui parviennent à conserver le charme new wave de Night Time (la ligne de basse funky et gouleyante de "Victory", "Twilight Of The Mortal", "Chessboards", "Adorations", "Exile" ou "Goodbye To The Village" se débrouillent bien, la moitié des titres en gros) mais d’autres sonnent comme une pâle resucée de ce qu’ils avaient réussi sur l’opus précédent… Vous l’aurez compris, je n’aime pas beaucoup cet album de Killing Joke, et la principale raison que j’invoquerai c’est son caractère pudding, sa mollesse pop, son côté new wave mais pas dans le sens new wave comme je l’entends, c'est-à-dire frais et envoûtant, plutôt dans le sens que c’est insipide à vocation radiophonique, pas sombre et sans passion, et que ça m’ennuie. Ce Brighter Than A Thousand Suns à la mystique ramollie aurait pu rester comme le disque cosy et pouet-pouet de Killing Joke, mais heureusement pour lui, une grosse daube du nom de Outside The Gate sortira deux ans plus tard. Préférez-lui Night Time, le seul vrai Killing Joke de la période soft qui ne sonne pas insipide à mon goût. (jeudi 20 décembre 2007)

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AlXX › dimanche 19 janvier 2014 - 22:18  message privé !

Plutôt bon ce KJ et ce malgré l'immonde A Southern Sky.

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Demonaz Vikernes › mardi 12 mars 2013 - 18:16  message privé !

Petites erections sur Wintergardens & Chessboards, le reste se laisse écouter sans réelle étincelles.

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E. Jumbo › mercredi 14 mars 2012 - 12:19  message privé !

La version LP ne dure que 8 titres pour 41min hein !

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raspoutine › mercredi 14 mars 2012 - 10:40  message privé !

Un son très "eighties", on est en plein de dedans, c'est bien fait. Ce disque souffre de quelques maladresses de compositions notamment quelques longueurs et ponts inutiles. Par ailleurs c'est un des albums ou Jaz Coleman nous montre le plus ses talents de mélodiste et sa sensibilité exacerbée; là oû il se met le plus à nu selon moi sans tous les artifices indus et la voix saturée des albums qui suivront. Le synthé n'a jamais eu et n'aura jamais par la suite un rôle aussi indispensable et prépondérant dans la qualité et la structure des titres. "Twilight of the Mortal" est un bijou mélodique à mon humble avis. Cet album aurait juste mérité d'être plus court et plus concis. Une trentaine de minutes aurait suffit mais pas une heure et quelques! Surtout pour la deuxième moitié.

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The Gloth › lundi 27 septembre 2010 - 13:15  message privé !

ça me rappelle l'anecdote quand la reine Elizabeth a décoré Clapton (en même temps que Jeff Beck et Brian May) : paraît qu'elle lui a demandé s'il jouait de la guitare depuis longtemps...