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Al Slumber (artwork, programmation et voix)
Troisième démo pour The Processus, qui cette fois met le paquet (visuels haut de gamme, titres à rallonge) pour piéger le chaland dans son cauchemar digital. Comme pour ‘To Disappear’, ça commence pied au plancher, dans ta gueule. Les dix premières secondes auront raison des non avertis ; pour les autres (amateurs de Comforter ; psychopathes notoires ; blasés de tout ; cyber-junkies ; maniaques de la chatte morte, rayez les mentions inutiles) bienvenue en enfer. Une musique électronique extrême, qui n’a pourtant strictement rien à voir avec Whitehouse, c’est possible avec cette monstrueuse orgie glaciale, à mi-chemin entre les sections les plus rapides de cybergrind et quelque chose qui ressemble à une agonie numérique perpétuelle. Le cerveau infecté de nanomachines, on observe notre propre destruction – déstructuration – à travers un chaos toujours plus riche et saturé (un bond en avant sur la variété de bruits utilisés). Après trois titres des plus agressifs, la bienséance veut que le rythme ralentisse un peu, c’est d’autant plus vrai lorsqu’à l’instar d’Al Slumber, on a constaté que la violence sonore s’opère aussi en fonction du fonctionnement du cerveau et non en fonction du volume ; ce qui donne, au résultat, un processus (tiens donc) qui offre toujours plus au tympan, le laissant se reposer tout en laissant le courant passer (‘Observaions of a falling world’) pour qu’il reste toujours attentif au carnage qui l’attend. Les quelques mélodies n’ont évidemment rien d’avenant, et se diffusent dans l’air comme un fond ambient maléfique qui n’a cure de la torture déjà en train d’opérer (‘After us (The grey revolt)’). Quelques chœurs synthétiques viennent clairsemer les titres les plus longs, et que cela soit volontaire ou non, leur mauvaise compression amène beaucoup à cette ambiance cybernétique. Les deux derniers titres d’un quart d’heure chacun prouvent que le processus fonctionne tout autant sur une plus longue durée, largement servi grâce à ces rythmiques fouillées, 50% breakcore, 50% blastbeat, et une construction non linéaire mais évolutive qui donne convère une puissance incroyable à des titres que l’on jurerait hantés. ‘Of Decomposition, fog, grass and water’ clôt l’album sur un rythme rampant et lancinant, très lent, qui aura raison du peu de libre-arbitre qui aurait survécu au massacre. ‘The Processus’ visait l’ultra-violence, il l’a déjà dépassé… que ceux qui baillent sur les Berzerker ou Whourkr jettent une oreille (avertie) dessus. (lundi 3 décembre 2007)
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