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Afterglauk (chant, basse), Lois John Slut (guitare), Hellebore (clavier, chant), Braen X.Divarre (batterie)
'Spiritus Sancti Bizarre' prouve définitivement que les Deadchovsky ont du talent, que leur premier essai n'était pas le fruit du hasard et qu'il va falloir compter sur eux dans le paysage batcave français. S'inscrivant plus que jamais dans la lignée des Tétines Noires et autres Drama of the Spheres, le groupe propose un univers délirant qui lui est propre, en s'autorisant même quelques clins d'oeil, comme dans 'Le Frère du Sandwichier', prolongement du 'Sandwichier glauque de Montmartre'. Tout en gardant leur patte, les musiciens ont affiné le propos par une production plus assurée, une maturité renforcée dans la composition; ce n'est pas peu de le dire tant ce disque bouge sans arrêt. La linéarité n'est nullement la bienvenue, les changements étant nombreux à l'intérieur de chaque morceaux. Les Deadchovsky aiment en effet à accélérer, casser, repartir différement, jouant sans cesse avec les nerfs de l'auditeur. 'Cosmic sight' installe d'emblée une tension de par la batterie roulante, la basse très présente qui emplit l'espace et des guitares grinçantes. 'La pythie démente' laisserait à croire à une approche légèrment plus cold avec des vocaux graves, une mélodie soignée au synthée mais rien n'est jamais joué, ça accélère de manière punkoide, le chant se fait possédé, ça se calme, on glisse vers une sorte de musette batcave avant d'exploser à nouveau. Cet aspect se retrouve sur 'Le frère du sandwichier' et sa touche belle époque avant que la folie ne gagne. On pourrait presque diviser 'Spiritus Sancti Bizarre' en deux parties car après 'Prélude intermédiaire', les titres prennent une coloration plus brute, plus urgente. Les guitares se mettent à sonner de manière plus deathrock, l'ambiance générale prend un tour inquiétant, moins marqué sur le premier album. Ces éléments prouvent que les Deadchovsky sont capables d'installer de véritables climats, l'impact émotionnel dégagé est plus efficace et prenant. J'en veux pour preuve 'Génération Tchernobyl' complètement halluciné où les vocaux d'Afterglauk en deviennent terrifiants. L'humour noir est toujours bien présent mais le groupe a franchi un échelon supplémentaire en démontrant avec brio qu'il maîtrise son univers et ses choix musicaux. 'De decadentia Deadchovskii...' (dimanche 28 octobre 2007)
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